lundi 11 mai 2026
Politique

Processus électoral : deux dirigeants politiques accusent le gouvernement de bloquer le CEP

LR
La Rédaction
Équipe éditoriale · 16 avril 2026
Le président du parti EDE, l’ancien premier ministre Claude Joseph, dit constater une velléité du pouvoir en place de bloquer les initiatives du Conseil Électoral Provisoire et empêcher toute avancée concrète. « Le processus électoral est à l’arrêt », s’insurge le dirigeant politique qui observe, pendant ce temps, une aggravation de l’insécurité. « Aucun chef de gang n’est neutralisé et le Sud-Est s’ajoute à la liste des départements frappés par la violence des groupes armés », déplore le docteur Joseph. En contradiction avec l’accord signé de bonne foi par des acteurs politiques d’horizons divers, l’ancien premier ministre critique, avec virulence, qu’ « une famille politique bien connue, proche du Premier ministre, contrôle tous les ministères régaliens et stratégiques, transformant l’État en un appareil partisan ». Pourtant, plus de 40 % de la population souffre d’insécurité alimentaire et que l’Université d’État d’Haïti s’effondre. Dans cette publication sur X de Claude Joseph, égratigne encore le pouvoir, qui selon lui, accorde indûment des privilèges à des secteurs liés à une famille politique. De son côté Me André Michel de Réflexion du 21 décembre estime qu’en prévision de cette année, à date, aucun budget n'a encore été alloué pour les élections, aucun décret électoral promulgué, et les gangs sont désormais présents dans le Sud-Est. Qui pis est, le gouvernement n'a encore pris aucune disposition pour la tenue des élections. Pas même le date n’est déterminée pour la tenue du scrutin. Rappelant avoir signé le Pacte national le 21 février, il y a déjà deux mois, André Michel termine avec son slogan fétiche « Nous ne dialoguons pas avec les gangs ». La semaine dernière, le conseil électoral a annoncé la révision du calendrier dans le but d’harmoniser le décret électoral avec le pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, qui envisage une légère réforme de la constitution amendée. Killy Johao

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