lundi 11 mai 2026
Politique

Le MPCE et le PNUD unissent leurs efforts autour d’un programme de stabilisation et de relance économique

JPW
Jean Pierre Wesley
Journaliste · 6 mai 2026
La ministre de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), Dr Sandra Paulemon, a rencontré la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies en Haïti, Mme Nicole Kouassi, ce lundi 4 mai 2026 pour faire avancer plusieurs dossiers stratégiques. Au cœur des échanges : le programme de stabilisation et de relance économique, qui vise à favoriser le retour des citoyens dans leurs quartiers et des enfants à l’école, ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau potable. Les deux parties ont convenu d’accélérer la coordination technique et financière, la ministre plaidant pour des « résultats visibles » et rappelant que la population « ne peut plus attendre ». Dans les locaux du (MPCE) Ministère De La Planification Et De La Coopération Externe à Port-au-Prince, la ministre Sandra Paulemon était accompagnée du directeur général Guy Roméo Latry, du directeur de cabinet Paul Ruddy Mentor et de plusieurs membres de son cabinet. Face à elle, Nicole Kouassi a délégué son équipe technique. L’ordre du jour comportait cinq points principaux : le comité de pilotage du cadre global de coopération, le comité de pilotage du PeaceBuilding Fund (PBF), le Plan Stratégique de Développement d’Haïti (PSDH), le rapport à mi-parcours du Programme d’action de Doha, et enfin le programme de stabilisation et de relance économique. Le programme de stabilisation et de relance économique s’inscrit dans la dynamique voulue par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, dont les axes prioritaires sont la sécurité, le redressement économique et social, et l’organisation des élections. Concrètement, ce programme entend permettre le retour sécurisé des citoyens déplacés dans leurs quartiers, le retour des enfants à l’école, l’accès à l’eau potable, ainsi que le déploiement d’initiatives sociales visant à restaurer le tissu économique et communautaire. Selon la ministre Paulemon, le pilotage stratégique est assuré par la Primature, tandis que le MPCE assure la coordination technique. Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) garantit, pour sa part, l’ancrage budgétaire. Les zones d’intervention ont été définies selon des critères croisant degré de vulnérabilité, pression sécuritaire et potentiel économique. Sont ainsi prioritaires : les zones urbaines fragilisées, les corridors frontaliers stratégiques et les bassins agricoles essentiels à la sécurité alimentaire et à la création d’emplois. La ministre a martelé que les deux parties n’ont « pas le luxe du temps ». Elle a insisté non seulement sur le retour des personnes déplacées, mais aussi sur la recapitalisation des ménages concernés. De son côté, le directeur général du MPCE, Guy Roméo Latry, a appelé à une approche orientée vers l’impact. Selon lui, le cadre global de coopération doit produire des résultats tangibles, visibles et mesurables, afin que les engagements se traduisent en actions concrètes au bénéfice direct des populations. Les discussions ont également permis de progresser sur le Plan stratégique de développement d’Haïti : la ministre a demandé un renforcement des échanges techniques entre ses directions et le bureau de la coordonnatrice résidente pour harmoniser les références et éviter toute ambiguïté sur la base stratégique des appuis extérieurs. Par ailleurs, les deux parties ont avancé sur la finalisation du rapport à mi-parcours du Programme d’action de Doha, ainsi que sur l’organisation et la composition du comité de pilotage du PeaceBuilding Fund. Cette rencontre a abouti à un alignement stratégique consolidé entre le MPCE et le Système des Nations Unies, des avancées significatives sur les mécanismes de gouvernance du cadre global de coopération et du PBF, ainsi qu’une clarification des prochaines étapes de mise en œuvre du plan de stabilisation. Reste désormais à concrétiser sur le terrain ces engagements, alors que la pression sécuritaire et humanitaire ne faiblit pas en Haïti. Le bureau de communication du MPCE a salué une réunion « productive », sans toutefois annoncer de calendrier précis pour le déploiement des premières actions. Par JP

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