lundi 11 mai 2026
Politique

Le ministre de l’Éducation nationale Vijonet Déméro présente ses cinq priorités

LR
La Rédaction
Équipe éditoriale · 3 avril 2026
En conférence de presse ce mercredi 1er avril 2026, ancien enseignant, le ministre promet de résoudre dans trois mois le chaos des nominations et des salaires. Mais sa méthode – dialogue plutôt que conflit – suscite déjà des doutes. Pour Vijonet Déméro : « Descendre dans la rue n’est pas la solution ». C’est un ministre qui assume son passé. « J’ai été enseignant, je connais leurs besoins », répète Vijonet Déméro. Mercredi 1er avril, dans les locaux du MENFP, il a déroulé sa feuille de route : nominations des profs, lutte contre la corruption, matériels scolaires, bac, rentrée. Rien de révolutionnaire. L’originalité est ailleurs : dans le refus de la rue. « Descendre dans la rue n’est pas la meilleure méthode. Les problèmes complexes se traitent par le dialogue », a-t-il martelé. Une pique à peine voilée aux syndicats et aux étudiants de l’École normale supérieure, qui n’hésitent pas à manifester. Pourtant, le constat qu’il dresse est accablant. Des profs nommés mais pas payés. D’autres qui enseignent sans être nommés. Et des absents chroniques. Pour y remédier, une commission transversale a été créée, avec promesse de régularisation sous trois mois. Mais le scepticisme domine. La lutte contre la corruption – sa deuxième priorité – est un serpent de mer. Quant aux matériels scolaires et à la rentrée, ils dépendent de moyens que le ministère n’a pas toujours. Le ministre conclut : « Nous avons un pays à sauver, et c’est par l’éducation que nous devons le faire ». Belle formule. Les trois prochains mois diront si elle se traduit en actes.

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