lundi 11 mai 2026
Politique

La ministre Sandra Paulemon présente la vision du gouvernement à Georges Washington University

JPW
Jean Pierre Wesley
Journaliste · 15 avril 2026
La ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Sandra Paulemon, s’est exprimée ce mardi 14 avril 2026 à la George Washington University, aux États-Unis, à l’invitation de l’Institute for African Studies. Dans le cadre des priorités définies par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, elle a présenté la vision du gouvernement haïtien en matière de financement public de la santé. Devant un auditoire académique, la ministre a dressé un état des lieux de la situation sanitaire en Haïti, marquée par des défis structurels profonds. Elle a insisté sur la dépendance persistante du système de santé à l’aide extérieure, récemment mise en lumière par des perturbations du financement international. Face à ce constat, le gouvernement entend renforcer la coordination publique, mobiliser les ressources internes et consolider un système plus résilient, équitable et souverain. Sandra Paulemon a particulièrement attiré l’attention sur la vulnérabilité des femmes et des jeunes filles, victimes de violences sexuelles, d’exploitation et de coercition de la part des groupes armés. Elle a également évoqué le sort des jeunes garçons exposés au recrutement par les gangs, privés d’enfance et d’avenir. Pour elle, la mobilisation des ressources internes pour la santé est un instrument essentiel de stabilité, de protection sociale et de résilience nationale, permettant de soigner les survivantes, d’accompagner les enfants en danger et de soutenir les communautés déplacées. La ministre a rappelé le rôle central du MPCE dans l’alignement des financements nationaux, bilatéraux, multilatéraux et humanitaires autour des priorités stratégiques de l’État, en articulation avec le ministère de la Santé publique et de la Population. Elle a plaidé pour une réduction de la dépendance à l’aide extérieure et pour le renforcement de la santé physique et mentale, du soutien psychosocial, ainsi que des programmes de protection et de réintégration. En somme, elle a affirmé que garantir une protection réelle et un accès effectif aux soins pour le peuple haïtien n’est pas seulement une responsabilité nationale, mais un engagement mondial. Par JP

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