lundi 29 juin 2026
International

Tensions maximales au Moyen-Orient : Téhéran pose ses conditions, Trump menace

LR
La Rédaction
Équipe éditoriale · 12 mai 2026
Washington, le 10 mai 2026 —Les échanges diplomatiques se durcissent entre les États-Unis et l'Iran, alors que Téhéran a officiellement transmis sa réponse à la proposition américaine pour un règlement durable du conflit au Moyen-Orient. Une réponse que Donald Trump a immédiatement qualifiée de « totalement inacceptable ». La crise diplomatique entre Washington et Téhéran a franchi un nouveau palier ce week-end. L'Iran a fait parvenir, via le Pakistan comme médiateur, sa réponse à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, ont annoncé dimanche les agences de presse officielles iraniennes Irna et Isna. Sans détailler le contenu précis du document, l'agence Isna a toutefois indiqué que « l'axe principal » de cette réponse portait sur « la fin de la guerre et la sécurité maritime dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz ». Une formulation qui n'a pas eu l'heur de convaincre le président américain. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a vivement réagi : « Je viens de lire la réponse des soi-disant "représentants" de l'Iran. Je ne l'aime pas – C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE ! » Le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs accusé Téhéran de se moquer des États-Unis depuis « 47 ans », ajoutant : « Ils se moquent de notre pays qui a désormais retrouvé sa grandeur mais ils ne riront plus très longtemps ! » *Deux semaines pour éliminer toutes les cibles* Dans une interview enregistrée plus tôt dans la semaine et diffusée dimanche, Donald Trump a assuré que les États-Unis n'auraient besoin que de « deux semaines supplémentaires » pour atteindre toutes leurs cibles en Iran. Il a également répété que les Iraniens étaient « vaincus sur le plan militaire », tout en en profitant pour critiquer ses alliés de l'Otan, qu'il a qualifiés de « tigre de papier ». *L'Iran met fin à sa « retenue »* Du côté iranien, la rhétorique guerrière monte également d'un cran. Ebrahim Rezaei, porte-parole de la commission de sécurité nationale du Parlement iranien, a prévenu sur X : « Notre retenue est terminée, à compter d'aujourd'hui. Toute attaque contre nos navires déclenchera une riposte iranienne forte et décisive contre les navires et les bases américains. » Cette mise en garde fait suite aux attaques de l'armée américaine contre deux pétroliers iraniens dans le golfe d'Oman, selon des sources iraniennes. La marine des Gardiens de la Révolution a également fait savoir que « toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l'un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis ». L'agence de presse Fars a par ailleurs rapporté que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait donné de « nouvelles directives pour poursuivre les opérations et affronter fermement les adversaires » au chef d'état-major des forces armées, Ali Abdollahi. Ce dernier a déclaré : « Les forces armées sont prêtes à contrer toute action des ennemis américano-sionistes. En cas d'erreur de leur part, la riposte iranienne sera rapide, sévère et décisive. » *Netanyahu veut « retirer » l'uranium iranien* Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a estimé dans un entretien à la chaîne américaine CBS que la guerre en Iran n'était « pas finie ». « Elle a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires – de l'uranium enrichi – qui doivent être retirées d'Iran, ainsi que des sites d'enrichissement à démanteler », a-t-il déclaré. *Le Qatar met en garde contre une fermeture du détroit d'Ormuz* Dans ce contexte de tensions extrêmes, le Qatar a adressé un avertissement à Téhéran. Le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, a estimé lors d'un entretien téléphonique avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, que « la fermeture ou l'utilisation du détroit d'Ormuz comme moyen de pression ne ferait qu'aggraver la crise » au Moyen-Orient. Il a également affirmé que le concept de libre navigation ne pouvait pas faire l'objet de « compromis », après que Doha a fait état d'une attaque de drone contre un navire commercial dans ses eaux territoriales. Alors que la réponse iranienne était attendue par Washington depuis vendredi, l'absence de compromis apparent laisse présager une nouvelle escalade dans les jours à venir. Équilibre Presse

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